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Historique

Bâti par les Récollets, il y a pratiquement quatre siècles, reconstruit par les Ursulines, agrandi et mis aux normes « modernes » par les Sœurs de la Divine Providence, ce monastère a assuré depuis le début du XVII° siècle l’éducation des enfants d’Argentat et de sa région.
A chaque fois sauvé in extremis des tourmentes qui ont manqué d’anéantir, le « Couvent », comme l’appellent les Argentacois, perpétue désormais cette tradition avec d’autres moyens et des équipes pédagogiques rompues à la modernité.

La Contre-Réforme

  • Dans la deuxième moitié du XVI° siècle, la ville d’Argentat, troublée par la doctrine de Calvin, devient place forte des protestants.
  • La fin de la guerre de religions et la volonté de renouveau impulsée par le Concile de Trente aboutissent à la Contre-Réforme.
  • A Argentat, celle-ci se traduit par l’installation de trois couvents :
    • Un d’enseignantes : les Ursulines
    • Deux de l’ordre des Franciscains : Clarisses et Récollets.

Jeanne d’Arc est aujourd’hui l’héritière :

  • des Récollets pour l’emplacement,
  • des Ursulines pour ses bâtiments et l’enseignement.

La fondation du couvent des Récollets

Entre 1630 et 1645, quelques moines venus de Tulle pour rétablir le catholicisme s’installent près du nouveau port. Des dons leur permettent de jeter les bases d’un grand établissement avec couvent, chapelle et dépendances. Ils vivent d’aumônes et du produit de leur jardin. S’il ne reste pour ainsi dire rien de leurs bâtiments, des parties du jardin subsistent encore. Ces jardins sont toujours aujourd’hui le symbole d’une implantation de moines agriculteurs.
(Ci-contre – photo des Jardins vers 1940)

La Révolution

  • En 1791, le couvent est vendu comme Bien National.
  • En 1792, on y installe une école primaire et des logements, un atelier de salpêtre en 1794.
  • La chapelle sert de salle de réunion puis, une fois pillée, de grange.
  • Tout tombe en ruine et le couvent dépecé est de nouveau vendu à des particuliers.

Réouverture du couvent et deuxième installation des Ursulines

  • La majeure partie des biens des anciens Récollets est rachetée par l’évêque qui tente sans succès d’y ouvrir un séminaire.
  • Grâce au Concordat de 1801, les Ursulines, chassées de leur couvent en 1791, peuvent choisir de se réinstaller dans celui-ci.
  • Les dons nombreux et d’éminents appuis argentacois vont permettre entre 1866 et 1887 d’immenses travaux.
    Ils donneront à l’école sa physionomie actuelle. Mais ces travaux trop importants amèneront la ruine des Ursulines.

La Chapelle

La chapelle reconstruite entre 1881 et 1884, dans un style néogothique, nous permet de mieux appréhender un monde maintenant bien loin de nous.
Les arcades du chœur sont maintenant murées.
Au dessus, l’ouverture grillagée permettait aux Sœurs, de suivre la messe depuis l’infirmerie.

La vocation des Ursulines

S’ouvrant sur la chapelle, un vaste chœur latéral avec tribunes souligne l’importance de la clôture pour des Sœurs appelées Dames qui avaient prononcé leurs vœux.

  • Des Sœurs converses maintiennent le lien avec l’extérieur.
  • A l’intérieur de ce monde clos, elle exercent leur mission d’enseignement.
  • Au Pensionnat Ste Ursule, un double but est poursuivi :
    • éduquer les jeunes filles et les préparer à leur rôle de mère,
    • susciter des vocations pour assurer la relève.

Tout est reconstruit

  • A l’Est, les anciennes structures sont prolongées par un bâtiment avec réfectoire et appartements au rez-de-chaussée, cellules au premier et dortoir au second.
  • Une aile perpendiculaire fait la jonction avec la chapelle.
  • Le vœu de charité des Ursulines se concrétise par l’édification d’une école d’externes gratuite et populaire qui double le pensionnat Ste Ursule.

Début de l’Institution Jeanne d’Arc et départ des Ursulines

  • Après la canonisation de Jeanne d’Arc en 1920, le Pensionnat Ste Ursule prend le nom d’Institution Jeanne d’Arc.
  • Mais les vocations se font rares; en 1938, il n’y a plus que 3 enseignantes, pour la première fois, on fait appel à des laïcs.
  • Les Sœurs de la Divine Providence sont sollicitées pour renouveler les effectifs : sans succès.
  • L’argent manque, la suppression canonique de cet établissement grevé de charges est décidé en mai 1939.

Établissement des Sœurs de la Divine Providence

  • En 1939, avec la population d’Alsace-Lorraine, les Sœurs de la Divine Providence de Saint Jean de Bassel connaissent l’exil, le couvent déserté d’Argentat en accueille une trentaine.
  • En 1940, la liberté d’enseigner est rendue aux congrégations, les études s’organisent dans le primaire, le secondaire et au lycée. L’encadrement est de qualité, le succès aux examens immédiat.
  • On restaure et on agrandit, le bâtiment du second cycle en 1960, celui du primaire en 1973.

Le tournant

  • A partir de 1967, avec les contrats d’association et le changement radical des mœurs dans notre société, l’établissement va profondément évoluer.
  • A la rentrée 1968, les premiers garçons sont accueillis ; en 1973, un internat leur est ouvert.
  • Dés la fin des années 1960, la pénurie d’enseignantes religieuses est de nouveau flagrante, mais grâce aux lois Debré puis Guermeur, l’établissement peut s’ouvrir à un corps d’enseignants laïcs.
  • La crise des vocations est patente. En 1983, la direction du secondaire est confiée à une laïque. En 2004, des professeurs laïcs au nombre d’une trentaine répondent désormais seuls de l’enseignement.
  • En 2004, la congrégation des sœurs de St Jean de Bassel opte pour la dévolution de tutelle. Celle-ci est, depuis lors, assurée par le diocèse.
  • En 2013, la « dernière sœur résidente », Sœur Jean- Bernard, dont la mission avait été d’accompagner Melle Diot, première directrice laïque partant en retraite, est rappelée à Saint-Jean de Bassel.
  • En 2017, Sœur Josiane qui assurait la Pastorale, prenait, à 80 ans, une retraite bien méritée.

Demain…

Les Sœurs de la Divine Providence, dont Sœur Josiane fut donc la dernière représentante de la Congrégation ordre au sein de Jeanne D’Arc, ont toujours œuvré pour L’ÉDUCATION ET LA JEUNESSE. Tel était le crédo de Jean-Martin MÖYE, le fondateur de cette Congrégation.

Gageons que l’Ensemble Scolaire Jeanne D’Arc puisera toujours à votre source, la force de votre engagement, avec SIMPLICITÉ et AUTHENTICITÉ.

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